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08.08.2018

Communiqué de presse

Garden-party à Luxembourg

Villeroy & Boch célèbre son 270e anniversaire

La garden-party annuelle organisée le 5 juillet a été pour la société Villeroy & Boch l’occasion de célébrer ses 270 années d’existence ; une célébration à laquelle elle avait convié ses clients des secteurs salle de bains, bien-être et carreaux. L’ambiance y était très chaleureuse autour d’un barbecue dans le jardin du château de Septfontaines.
Les clients ont eu l’occasion de découvrir les nouveautés 2018 et de s’informer sur les collections et les produits actuels dans le cadre d’un apéritif donné dans le centre d’information du Luxembourg. Une navette a ensuite conduit les clients vers le barbecue au château de Septfontaines où les attendaient Valentin Ziraldo, directeur de la division salle de bains et bien-être pour le Benelux et l’Italie, ainsi que Paul de Schorlemer, membre du comité des actionnaires.
Une petite exposition retraçant l’historique de Villeroy & Boch avait également été organisée à l’occasion de la célébration du 270e anniversaire.

Une entreprise pionnière, créatrice, animée par la passion de la conception

Depuis sa fondation en 1748, Villeroy & Boch s’est développée pour devenir l’une des entreprises leaders du secteur de la céramique ainsi qu’une marque de style de vie. Cette rétrospective retrace l’histoire unique d’une société qui a réussi tout en restant fidèle à elle-même.
Un commerçant et un fondeur de canons royal écrivent ensemble les premiers chapitres d’une histoire familiale et d’entreprise d’exception. Le français François Boch est un fondeur de canons royal, appelé « Bombardier du roi ». En 1748, il commence avec ses trois fils à fabriquer de la vaisselle en céramique dans la commune d’Audun-le-Tiche en Lorraine. Il ouvre, en 1767, une manufacture à Septfontaines au Luxembourg. Cette nouvelle usine portant le nom de « Manufacture impériale et royale » connaît une croissance rapide et devient la plus grande entreprise du pays. Sa vaisselle, appelée communément « faïence de Luxembourg », marque le point de départ d’une production en série préindustrielle et « Septfontaines » devient synonyme de qualité à l’échelle internatinale.
L’installation à Mettlach, qui se trouvait autrefois dans le département français de la Sarre, a lieu en 1809 : Jean-François, issu de la 3ème génération de la famille Boch, achète l’ancienne abbaye bénédictine et y crée une usine de fabrication de vaisselle en grande partie mécanisée. Jean-François, qui a été formé à l’École de Sciences de Paris, conçoit non seulement un nouveau système de four ou un pyromètre*, mais aussi une faïence blanche extrêmement résistante et bien moins coûteuse que la porcelaine. Ainsi, grâce à lui, « l’or blanc » devient accessible à un plus large public : c’est le début de la démocratisation des arts de la table.
Le commerçant Nicolas Villeroy mise également sur la céramique et les innovations. En 1791, il devient associé d’une faïencerie avant d’en devenir propriétaire. C’est l’un des premiers à utiliser le charbon comme combustible pour la fabrication de la céramique. Il a recours à des experts venus d’Angleterre et de France pour moderniser son usine. Enfin, il introduit le processus d’impression en taille-douce et peut ainsi proposer des pro-duits décorés à des tarifs abordables.

Deux familles, une entreprise internationale

Boch et Villeroy sont alors concurrents. Tous deux veulent réussir, avant tout contre l’industrie anglaise qui dominait à l’époque. En 1836, ils s’associent et leur entreprise croît rapidement. En 1843, la cristallerie de Wadgassen est créée : l’intention est de compléter leurs arts de la table par des verres et de renforcer ainsi les chances de réussite de l’entreprise aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale. La stratégie s’avère payante. Paris, Londres, Varsovie, Moscou et Saint-Pétersbourg, puis la Scandinavie, le Sud de l’Europe et enfin l’Amérique du Nord et du Sud : Villeroy & Boch conquiert les tables du monde entier. L’entreprise devient l’un des premiers acteurs mondiaux du 19ème siècle.
Inspiré par une découverte archéologique, Eugen Boch (4ème génération), commence des expérimentations avec le carrelage. Il obtient les « dalles de Mettlach » devenues un succès dans le monde entier grâce à leur robustesse et à leur esthétique. La première « usine de mosaïque » est créée en 1869 à Merzig et devient bientôt l’un des plus grands sites de production de carrelages de sol au monde. Le théâtre du Bolchoï à Moscou, la cathédrale de Cologne, le tunnel qui passe sous le fleuve Hudson à New York : tous sont carrelés avec des « dalles de Mettlach ».
En 1856, Eugen Boch crée la faïencerie de Dresde, puis, en 1879, il lance un produit complètement nouveau : des terres cuites artistiques, fabriquées à partir d’un matériau mis au point par l’entreprise, elles offrent de nombreux avantages par rapport aux autres matériaux de construction. Jusqu’à aujourd’hui, ces « ornements » décorent des maisons de maître, des cathédrales, des banques et des châteaux.

Des arts de la table à la céramique sanitaire

Eugen Boch voit bientôt dans la céramique un potentiel supplémentaire à exploiter. Aux alentours de 1900, il se consacre à un secteur presque méconnu de la plus grande partie de la population : la salle de bains privée. L’entreprise produit depuis longtemps déjà des vasques pour faire la vaisselle. Cependant, ce n’est qu’en 1876 que débute, à Vau-drevange, la production « d’objets de canalisations » : les premières céramiques sani-taires. Cette évolution est très rapidement suivie par la production en série de baignoires et toilettes. Le nouveau « processus de moulage par coulée », au cours duquel la prépa-ration de céramique est moulée sous forme liquide, ainsi que l’argile réfractaire, qui ne gonfle presque pas lors de la cuisson, sont les clés de la production en série. Les équi-pements sanitaires deviennent alors également à la portée de tous.
À l’aube du 20ème siècle, Villeroy & Boch est une marque mondiale. Ses produits constituent des références en matière de style. Ils sont présentés et primés lors des expositions mondiales. L’entreprise fournit de la vaisselle de table des plus raffinées aux dynasties et grandes familles européennes. Elle équipe également des bâtiments de prestige, mais aussi des piscines, des hôtels ou des banques avec ses carrelages, ses terres cuites ou encore ses produits sanitaires.

Un entrepreneur avec une ambition sociale

Les deux familles sont également liées sur le plan privé. Eugen Boch (il a été anobli en 1892 par la cour royale prussienne et est devenu Eugen « Von Boch ») a épousé en 1842 Octavie Villeroy, la petite-fille de Nicolas Villeroy. Mais les familles ne font pas parler uniquement d’elles en tant qu’entrepreneurs. Léonie, la fille de Nicolas Villeroy, a fondé en 1857 avec son mari Adolphe de Galhau la fondation Sainte-Sophie pour venir en aide aux familles nécessiteuses. Pierre-Joseph Boch, le fils du fondateur François, a créé une oeuvre sociale comprenant une assurance en cas de maladie, d’accident ou d’invalidité et une caisse de pension. Plus tard, cette dernière a servi de modèle à Bismarck pour la première sécurité sociale allemande. Béatrice von Boch-Galhau (1914-2011) est l’initiatrice et la fondatrice de l’association SOS Villages d’Enfants de la Sarre à Merzig.

L’alliance élégante de la tradition et de la modernité

Le lien qui unit les familles et les entreprises a perduré malgré les conflits politiques, deux guerres mondiales et les modifications des frontières dans la région de la Sarre. Aujourd’hui, la marque est connue dans le monde entier, forte de ses 270 années d’expérience, de son esprit d’innovation, de ses 7 500 collaborateurs et de la famille dont les représentants participent activement à la vie de l’entreprise jusqu’à aujourd’hui.
Le succès de Villeroy & Boch n’est plus un secret pour personne : c’est l’harmonie parfaite et réussie entre l’art, la tradition et la modernité, encore et toujours. En 2018, à l’occasion de son anniversaire, 250 ans exactement après sa création, le premier et le plus ancien décor de l’entreprise est revisité. Le décor Brindille « Vieux Luxembourg », avec ses exquis ramages bleus, est adapté et interprété de façon contemporaine pour être mis à l’honneur dans la série de vaisselle du même nom « Vieux Luxembourg Brindille ». Le regard vers le passé se tourne ainsi vers l’avenir. La boucle est bouclée, encore et toujours.
*Thermomètre pour mesurer la température sans contact
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