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24.11.2008

Sevil Peach : « Il faut que le design s’efface derrière l’humain »

Sevil Peach : « Il faut que le design s’efface derrière l’humain »

Conférence du 20 novembre sur l’aménagement de bureaux modernes




Pour Sevil Peach, tête de proue du bureau de design et d’architecture Sevil Peach Gence Associates (London), tout espace de travail doit être un environnement positif et stimulant pour ceux qui l’occupent et l’utilisent.
Le Jeudi 20 novembre, dans l’auditorium archicomble de la Banque de Luxembourg, l’architecte d’intérieur Sevil Peach a exposé la vision à la fois rationnelle et humaniste qui imprègne ses solutions de bureaux modernes. La conférence ‘Breaking the Walls : Rethinking the Workplace’ était organisée par la Fondation de l’Architecture et de l’Ingénierie.
Le titre de la conférence -‘Breaking the walls’- donnait le ton du message quelque peu révolutionnaire de l’architecte, mais néanmoins fort réjouissant d’un point de vue humain : il s'agit non seulement d’abattre les murs littéralement, en créant des open space confortables et fonctionnels, mais surtout de remettre en question les idées, les perceptions et les modes de travail rigides et cadenassés.
Un environnement de travail réussi doit concilier les objectifs de l’entreprise et les potentialités des individus et équipes qui la composent. Pour cela, ce ne sont pas seulement les aspects techniques et matériels (architecture, équipement technique, mobilier, décoration, éclairage …) qui entrent en jeu, mais surtout il est important de mettre en place des structures qui dignifient les collaborateurs.

Dans l’entretien qu’elle nous a accordé à l’occasion de sa conférence à la Banque de Luxembourg, Sevil Peach nous explique sa conception de l’espace de travail moderne.


WUNNEN : Quelle est votre ligne de réflexion quand vous réaménagez un espace de travail ?
Sevil Peach : « Nous cherchons avant tout à élaborer des environnements humains. Des environnements imprégnés d’une certaine émotion et qui permettent aux gens qui les utilisent de travailler de façons très diversifiées. On passe une très grande partie de notre vie sur le lieu de travail, il est donc essentiel qu’on s’y sente bien. Il faut certes que le lieu de travail soutienne les activités et les intérêts de l’entreprise, mais ceux-ci sont de toute façon liés à la bonne motivation des collaborateurs et à leur confort de travail. Si les collaborateurs sont heureux, ils sont forcément plus efficaces. »

Il semble cependant que certains bureaux sont surtout régis par des impératifs de production et de contrôle et non pas par la recherche du bien-être des employés …

« Nombre de bureaux modernes sont encore organisés et aménagés selon une conception tayloriste héritée du début du 20e siècle, avec des principes régulateurs immuables tels que l’ordre, la répétition des tâches, la hiérarchie, la supervision, la dépersonnalisation et la ponctualité. Cette configuration, qui est restée inchangée malgré l’avènement dans les années 50 du « knowledge worker », a commencé à être remise en question au milieu des années 1990 avec le développement de nouveaux modes de travail jouant sur la flexibilité offerte par les nouvelles technologies. Aujourd’hui, l’espace de travail doit fonctionner le plus souvent comme un centre de communication, d’échange d’informations et d’idées. Par ailleurs, les entreprises accordent également à leurs surfaces de bureau une valeur accrue de représentativité, en termes de philosophie, de savoir-faire et d’identité de marque. Pour toutes ces raisons, l’agencement du lieu de travail doit être réfléchi et imaginatif. »

L'intégralité de cet interview sera disponible dans l'édition de Wunnen de janvier 2009
Magazine Wunnen
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