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04.07.2017

Communiqué de presse

« Le Verger Ermesinde-Vivre sans Voiture » au Limpertsberg

Premier coup de pelleteuse pour un lotissement unique en son genre


Le projet « Le Verger Ermesinde-Vivre sans Voiture » au Limpertsberg a été lancé officiellement le 27 juin dernier par Tracol Immobilier, en présence notamment de François Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures, Lydie Polfer, Bourgmestre de la Ville de Luxembourg, Sam Tanson, première échevine de la Ville de Luxembourg, de futurs résidents, du bureau Tatiana Fabeck Architectes et de représentants des entreprises partenaires...
Le verger Ermesinde est novateur en termes d’écologie et de développement durable. Il s’agira en effet d’un quartier de ville exclusivement réservé aux citoyens sans voitures. Le verger accueillera 9 maisons unifamiliales et 6 résidences, comportant au total 45 appartements. Des constructions qui répondront à la classe énergétique AAA, désormais obligatoire. Une seule exception: la maison existante rue Ermesinde qui, du fait de sa grande valeur architecturale, sera préservée et intégrée dans le projet, dans la classe C afin de ne pas dénaturer son caractère bâti.
Le concept d'urbanisation du Verger Ermesinde se base sur un ensemble de pavillons posés dans un grand verger entre la rue Ermesinde et l’Avenue Pasteur. L’idée de créer un verger dans lequel sont situés des bâtiments de typologies différentes tranche avec la typologie classique - des rues avec trottoirs qui longent les quartiers d’habitations et qui donnent de temps en temps sur une place sans circulation. Dans ce lotissement new style, les bâtisses sont disposées de manière à assurer de nombreuses percées visuelles, un excellent ensoleillement, une vraie vie de quartier et une communication entre les habitants.

L’idée n’est pas de créer une place à l’intérieur de l’îlot mais de broder autour d’un grand verger qui accueille des placettes et des volumétries. Une artère principale divise l’ensemble et fait que l’urbanisation de part et d’autre de cette venelle dialogue avec les bâtiments avoisinants en recréant des espaces de cours intérieures. Y sont prévus notamment des logements, des commerces de quartier, une crèche (lot sur lequel est implantée et sauvegardée la maison de la Fondation Bourg- Gemen) et des espaces dédiés à des professions libérales.
Le projet respecte scrupuleusement la topographie en déclinant les bâtiments vers le point le plus bas du site qui est en même temps l’endroit où est situé le bassin de rétention.
Outre les commerces et services de proximité, le projet prévoit une grande mixité de logements – studio pour célibataires, appartements et maisons pour colocataires, familles, personnes âgées, jeunes cadres. Le site est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite par le traitement avec des pentes douces entre les bâtiments.

Philosophie et innovation

Le projet "Vivre Sans voiture" veut dire, non seulement participer à la diminution de la pollution et de l’émission de CO2, mais aussi créer, dans un quartier comme le Limpertsberg qui s’y prête formidablement bien, une oasis de quiétude et un projet pilote qui pourra faire école pour d’autres quartiers, en étant rattaché à un réseau routier donnant la priorité aux vélos. Les aménagements intérieurs seront conçus par rapport à l’humain et non par rapport à la structure d’un parking. Le projet comprendra des surfaces commerciales, des surfaces de crèche et des surfaces pour professionnels libérales, ce qui permettra à de futurs propriétaires ou locataires d’envisager leur lieu de travail sur place ou simplement de disposer de facilités sur place. Par ailleurs, il sera possible de laisser ses enfants jouer en toute liberté sans crainte d’un renversement par une voiture.
D’autres facettes du projet méritent d’être soulignées :
- l’empreinte minimale sur le terrain, étant donné que le lotissement respecte la pente naturelle et limite grandement les surfaces et volumes souterrains;
- le maintien des arbres de qualité existants sur le site;
- le choix des matériaux à faible énergie grise et écologiques;
- le traitement des eaux superficielles dans le but de proposer des espaces intéressants et ludiques tout au long des saisons ; il n’y aura pas d’espace confiné pour les jeux, les enfants pourront jouer partout dans le verger;
- le respect de l’échelle humaine en créant à l’intérieur du verger des bâtiments n’excédant pour la majorité par les 2.8 étages ;
- des surfaces extérieures entièrement perméables;
- des toitures vertes extensives sur l’ensemble des bâtiments à toiture plate;
- la création d’un quartier à forte identité sociale;
- la mise en place de 5 logements de taille différente pour personnes à mobilité réduite;
- une végétation indigène robuste et des murs en maçonnerie sèche fédérant le développement de la faune et flore.

Matériaux


De l’urbain vers le paysager : cette philosophie imprègne le choix des matériaux employés pour la construction et pour les revêtements de sol. Ainsi, les bâtiments donnant sur rue Ermesinde (bâtiment existant) et avenue Pasteur sont construits avec des matériaux durs, reprenant un langage de façades qui réinterprète les façades classiques, alors que l’ensemble des constructions côté verger sont construits en bois massif de facture contemporaine, avec des revêtements mixtes bois et enduit.
Les revêtements de sol sont essentiellement constitués de pavés drainants. Ceux-ci non seulement supportent parfaitement le roulement d’un camion de pompiers, mais ils ont également l’avantage de constituer des sols vivants perméables, permettant à la verdure de pousser là où il n’y a pas de passage. Ainsi, le site se façonnera suivant les déplacements de ses résidents au fil des années.
Des briques posées sur chant rappelent le genius loci du quartier, séparant les revêtements pavés drainants et les plantations en pleine terre. En même temps, des rangées de briques amèneront superficiellement les eaux de pluie (qui ne seront pas pompées) vers une rigole centrale non perméable qui drainera l’eau vers le bassin de rétention à ciel ouvert.
Des arbres fruitiers, poiriers, pommiers, des haies sauvages constitués de noisetiers, roses ‘canina’, sureau et aubépines, offriront un endroit magique pour les oiseaux.
Pas de pavage, pas de dalles, un parterre sur lequel les enfants pourront facilement jouer aux billes ou rouler à vélo ; les grands jouer à la pétanque ; les personnes à mobilité réduite se déplacer avec aisance…
Au fil du temps, les espaces verts et jardinets pourront être envahis par la « green guerilla » pour planter des légumes. Le site pourra être façonné par ses habitants, permettant ainsi une véritable sédentarisation.
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