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17.07.2020

Communiqué de presse

Le logement abordable – une priorité du Fonds Kirchberg


(de g. à dr.) Henri Kox, ministre du logement ; Félicie Weycker, présidente du Fonds Kirchberg ; François Bausch, Vice-Premier ministre et ministre de la Mobilité et des Travaux publics. photo: MLOG
Face au besoin croissant de logements abordables, le Fonds d’urbanisation et d’aménagement du plateau de Kirchberg augmente son offre à prix modéré, aussi bien pour les biens proposés à la vente, que pour ceux mis en location. Lors d’une conférence de presse commune, le Vice‑Premier ministre, ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch, et le ministre du Logement, Henri Kox, ont présenté l’évolution future du Kirchberg en matière de logement, en mettant l’accent sur la mixité sociale et urbaine. Selon les projections à long terme, quelque 27.500 habitants vivront au Kirchberg et deux tiers des habitations seront considérées comme abordables.
En date du 17 juillet, le Vice-Premier ministre, ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch, et le ministre du Logement, Henri Kox, ont présenté la feuille de route d’un programme ciblé et ambitieux de construction qui accéléra la création de logements abordables. Le Fonds Kirchberg, établissement public sous la tutelle du ministre de la Mobilité et des Travaux publics, réalisera plus de 7.000 logements sur ses terrains avec l’objectif principal de proposer un large éventail d’habitations de qualité, accessibles à tous les revenus.
À court terme, avant 2023, 757 appartements seront mis en vente dans les secteurs Réimerwee Est et Ouest, Domaine Kiem et dans la partie A d’une nouvelle zone à urbaniser sur des terrains qui s’étirent du côté sud de l’avenue John F. Kennedy.
Par la suite, au cours des cinq années à venir, le Fonds envisage d’entamer la mise en œuvre de nouveaux plans d’aménagement particulier (PAP) dans les parties JFK Sud Zone B, Grünewald Ouest, le long du boulevard Konrad Adenauer, sur le site Laangfur et sur le site de l’ancien bâtiment Eurocontrol. À moyen terme, c’est-à-dire d’ici 2026, 1.038 logements seront disponibles dans les secteurs précités.
Jusqu’en 2030 s’ajouteront 1.360 habitations dans les parties JFK Sud Zone B, Grünewald Ouest, Laangfur, rue Tony Rollman et Kuebebierg. Enfin, le plateau de Kirchberg connaîtra son développement maximal avec la finalisation de la grande extension urbanistique au Kuebebierg/Laangfur et avec la transformation du site Luxexpo.
L’urbanisation de la dernière grande réserve foncière appartenant entièrement au Fonds Kirchberg, à savoir le Kuebebierg (24 ha), permettra de créer 3.127 logements dans ce quartier que l'on peut appeler "des courtes distances", dans lequel seront mis en oeuvre des concepts innovants visant l’autonomie énergétique par l’exploitation de l’énergie solaire, une gestion de l’eau basée sur sa réutilisation maximale ainsi qu’une co-mobilité alternative à l’usage individuel de la voiture (réduction et mutualisation des parkings, système de car-sharing, raccordement du quartier au réseau du tram).
«Grâce aux investissements que nous réalisons actuellement au Kirchberg et en particulier dans le domaine du logement, le Kirchberg se développera et va devenir un quartier vivant, mixte et intéressant. Le visage du Kirchberg changera prochainement d’une ville satellite en un quartier urbain avec une agréable atmosphère de vie », a expliqué le ministre François Bausch.
Selon des estimations actuelles, le nombre total d’habitants au Kirchberg passera de 4.000 actuellement à environ 27.500 personnes dans les 10 à 20 prochaines années. Parallèlement le nombre des salariés fréquentant le quartier continuera aussi de progresser (de 42.000 aujourd’hui à 66.700 au-delà de 2040), mais à un rythme ralenti avec l’objectif d'un atteindre un ratio de un habitant pour 2,4 salariés. Le ratio étant aujourd’hui de 1:10.

Quelle abordabilité pour qui?


La mixité est donc le mot d’ordre pour le futur développement du Kirchberg: aussi bien en ce qui concerne les fonctions urbaines (habiter, travailler, se divertir) que la composition sociale de la population. Pour faire face à l’envolée des prix immobiliers et pour gérer la pénurie des logements abordables, le Fonds Kirchberg impose des prix plafonnés aux promoteurs avec lesquels il travaille pour la réalisation de la majeure partie des projets à venir. La mise à disposition des terrains se fait uniquement sous la forme d’emphytéose d’une durée de 99 ans, de sorte que le Fonds Kirchberg garde un droit de préemption.
« Abordabilité » ne signifie pas la même chose pour chacun, mais dépend largement du revenu et de la composition des ménages. Dans un quartier urbain comme le Kirchberg, il est particulièrement important que les différents profils sociaux-économiques soient représentés. Pour cette raison, le Fonds du Kirchberg veille à couvrir dans son offre une large palette de logements abordables, aussi bien en location qu’en vente.
Deux catégories de prix sont prévues pour la vente abordable : des prix au mètre carré inférieur d’au moins 60 %, et des prix inférieurs d’au moins 40 %, par rapport au prix du marché. Ces prix particulièrement favorables sont assortis de conditions en fonction des acheteurs ciblés, c’est‑à‑dire d’un côté les personnes bénéficiant des aides aux logement et donc éligibles pour un logement subventionné et de l’autre côté les personnes qui rencontrent des difficultés sur le marché libre, mais dont le revenu est trop élevé pour accéder à un logement subventionné.
Dans le segment des locations, deux fourchettes de prix sont retenues : une première tranche où les prix se situent entre 5 et 10 euros/m2 et une deuxième tranche entre 10 et 20 euros/m2. Si actuellement 32 % des logements peuvent être considérés comme abordables, le Fonds s’est donné l’objectif qu’à terme, deux tiers de tous les logements à l’intérieur de son périmètre seront à prix abordable, qu’il s’agisse de projets lancés ensemble avec des promoteurs privés selon les conditions particulières du Fonds, ou ensemble avec des promoteurs publics comme la Société nationale des habitations à bon marché (SNHB) conformément à la loi de 1979 concernant l’aide au logement.
« Au Kirchberg se présente une occasion exceptionnelle pour l’État de mettre en place à grande échelle, ensemble avec un acteur public, cette politique de logement ciblée selon une abordabilité différenciée, que le gouvernement promeut afin de permettre à la population d’accéder à un logement convenable et payable », a souligné le ministre du Logement, Henri Kox.
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