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05.05.2009

Conférence : L'artisanat face aux défis posés par la crise

Conférence : L'artisanat face aux défis posés par la crise
Conférence : L'artisanat face aux défis posés par la crise
Conférence : L'artisanat face aux défis posés par la crise
Conférence : L'artisanat face aux défis posés par la crise
Communiqué de presse de la Chambre des Métiers du Grand-Duché de Luxembourg à l'occasion de la conférence donnée ce mardi 5 mai sur le thème "L'artisanat face aux défis posés par la crise".

L’artisanat essaie de maintenir le cap dans la
crise économique



Artisanat : une évolution très favorable au mois de juin 2008

Les statistiques artisanales de l’année 2008 qui se rapportent à la date-clé du 30 juin 2008 révèlent une tendance très favorable :
  • le nombre d’entreprises croît de quelque 200 unités pour s’établir à 5.058 entreprises ;
  • l’emploi augmente d’environ 3.800 unités pour se situer à quelque 69.500 personnes.
Or, ces chiffres se réfèrent à une période au cours de laquelle l’actuelle crise économique n’avait pas encore affecté l’économie réelle. Ainsi, on peut partir de l’hypothèse qu’une évolution plus défavorable caractérise le deuxième semestre 2008, et plus particulièrement le début de l’année de 2009.
Même si la Chambre des Métiers ne dispose pas de données quantitatives permettant d’évaluer avec précision la tendance des paramètres fondamentaux, comme le nombre d’entreprises, l’emploi ou le chiffre d’affaires, une série d’indices montre que l’artisanat n’est pas épargné par la crise.

L’artisanat n’est pas à l’abri de la crise
Les enquêtes de conjoncture de la Chambre des Métiers indiquent clairement une baisse de l’activité pour la plupart des groupes de métiers à partir du quatrième trimestre 2008. Cette tendance se poursuit au 1er trimestre 2009 et se prolongera, selon les prévisions des chefs d’entreprises, au cours du 2e trimestre.
Le carnet de commandes du secteur de la construction est en baisse de 0,7 mois entre le premier trimestre 2008 et celui de l’année 2009.
Le volume bâti autorisé dans le domaine résidentiel quant à lui recule de 23% sur l’année 2008, ce qui traduit un rétrécissement de la demande sur ce marché. En plus, les crédits immobiliers pour des immeubles situés au Luxembourg accusent des baisses de respectivement 18% et 22% sur le 3e et 4e trimestre 2008.
Les informations recueillies par la Chambre des Métiers suggèrent que la construction aurait, dans une première phase, réagi à la baisse de l’activité par une réduction des heures supplémentaires et du nombre d’intérimaires occupés par les entreprises.

La Chambre des Métiers accueille favorablement le plan de conjoncture …
Au début du mois de mars, le Gouvernement a présenté le plan de conjoncture destiné à relancer certains secteurs de l’économie fortement dépendant de la demande intérieure, notamment celui de l’artisanat.
Ainsi, il s’agit de soutenir le pouvoir d’achat des ménages, en l’occurrence à travers des mesures fiscales, une extension du régime d’aides pour la promotion des voitures à faibles émissions de CO2, ainsi que l’introduction d’une «prime à la casse». Un autre train de mesures vise à épauler l’activité des entreprises, notamment par le biais de l’introduction de nouveaux plafonds au niveau des régimes d’aides en faveur du secteur des classes moyennes.
Un volet essentiel du plan de conjoncture concerne les investissements publics.
La Chambre des Métiers ne peut que soutenir l’engagement du Gouvernement consistant à exécuter de façon conséquente le programme des investissements de l’Etat prévu pour l’année 2009, en ce que ses analyses ont révélé pour les années antérieures un taux d’exécution des investissements inférieur à 80%.
Elle salue plus particulièrement la décision du Gouvernement de reporter en avant certains projets d’investissement publics. Le volume de ceux-ci se chiffre à 70 millions d’euros à titre de l’année 2009 et à 80 millions pour l’année 2010. En effet, cette politique devrait
permettre de compenser, du moins partiellement, une demande privée défaillante.
Dans ce contexte, la Chambre des Métiers voudrait lancer un appel aux communes afin que celles-ci prennent leurs responsabilités dans le sens d’un soutien de l’économie locale à travers leur politique d’investissement.

… mais regrette la non-réalisation de certaines mesures
Un autre point central du document concerne la simplification de l’environnement administratif des entreprises. Il s’agit tout d’abord d’améliorer la collaboration interministérielle par l’instauration d'un guichet unique de l'urbanisme, point de contact central pour les entreprises,et des plates-formes de concertation interministérielle destinées à débloquer les projets d’investissements publics qui se sont enlisés dans les procédures. Vu leur valeur ajoutée, la Chambre des Métiers insiste sur une mise en oeuvre rapide de ces projets.
Elle salue particulièrement les réformes de la loi dite « commodo » et de celles concernant l'aménagement communal et la protection de la nature, alors qu’elles devront permettre d’alléger les procédures sans pour autant sacrifier les objectifs politiques en matière
d’environnement et d’aménagement du territoire. Il s’agit tout simplement de lutter contre les excès administratifs.
Ainsi, le fait que trois législations distinctes prescrivent, le cas échéant, des évaluations environnementales similaires pour un seul et même projet routier illustre parfaitement le caractère aberrant de certaines procédures prises dans leur ensemble. La nécessité de devoir
élaborer, selon les cas, un plan d’aménagement particulier pour la réalisation d’un abri-bus constitue un autre exemple.
Si la Chambre des Métiers ne peut que soutenir ces efforts d’allègement des procédures et de réduction des délais, qui émanent par ailleurs en grande partie de groupes de travail auxquels elle a participé, elle regrette que nombre de ces réformes ne seront plus évacués
au cours de la présente législature.

Au-delà, il faudra renforcer la compétitivité
Selon la Chambre des Métiers, il s’agit de préparer dès maintenant la période d’après-crise, afin de conférer un avantage compétitif aux entreprises nationales. Dans cette optique, il importe de mettre en oeuvre les mesures suivantes :
  • éviter une nouvelle dégradation de la compétitivité-coût par exemple à travers le plafonnement de l’échelle mobile des salaires à 1,5 fois le salaire social minimum et une politique de modération salariale ;
  • accroître la disponibilité de terrains dans les zones d’activités économiques, et ce à des prix abordables pour les PME
  • L’artisanat essaie de maintenir le cap dans la crise économique 3
  • adapter les indemnités d’apprentissage au niveau du salaire social minimum et créer une «Instance nationale d’Orientation et de Conseil en Formation »
  • mieux accompagner la démarche d’innovation des PME
  • soutenir l’artisanat en sa qualité d’acteur important dans le domaine des écotechnologies.
Magazine Wunnen
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